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 Un petit tour du Domaine

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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Un petit tour du Domaine   Ven 24 Aoû - 18:15

C'est par un temps maussade, grisâtre et bruineux, indigne d'une fin de mois d'août, qu'Aragos se décide à chevaucher sa monture pour faire le tour des villages qui composent la baronnie de Royan.

Les derniers mois avaient été éprouvants. Les intempéries avaient causé des récoltes catastrophiques et la révolte avait grondé, en fond sonore, menaçante, tel un orage d'été, violente, furtive et dévastatrice. Il avait fallu beaucoup de tact et diplomatie pour apaiser ces pauves paysans et aussi débourser de nombreux écus, un coup dur pour les finances des Warwick.

Accompagné de quelques fidèles, le jeune baron espérait beaucoup de cette petite tournée. Il priait pour que les colères aient laissé place à la compréhension. Il comptait faire du zèle, retrousser ses manches et participer lui même aux travaux de la saison, pour insuffler le bon exemple. De plus il pouvait maintenant annoncer la bonne nouvelle: la Guyenne était passée sous domination françoise, ce qui réduisait, voire même anihilait le risque d'invasion de mercenaires anglois, telle celle qui avait couté la vie de feu son père Sglurp.

Les chevaux étaient prêts, les hommes aussi. Il avait décidé de parcourir sa baronnie du nord au sud, le long de la Gironde, en débordant un peu sur les terres de Marennes. Ce petit périple le ferait aller de la Palmyre jusque Meschers.

Alors que tout le monde attend l'ordre de marche, Aragos regarde l'horizon. Il manque encore une personne. Il fait patienter sa suite, faisant circuler quelques bouteilles de vin et racontant quelques plaisanteries. Mais régulièrement il jette quelques petits coups d'oeils alentours. La plupart des proches du jeune homme savent qui il attend. L'un d'entre eux ose même l'interpeller.


_Ne vous inquiétez pas Messire,elle va bien finir par arriver Dame Zalina! Il est difficile de concevoir qu'elle refuse votre invitation! Mais j'espère que vous l'avez prévenue la p'tite dame que ce voyage ne sera pas de tout repos.

Aragos rit aux propos de l'homme et lui répond.

_Oh mais je ne suis pas inquiet! J'ose croire qu'elle viendra en effet! Mais l'attente est interminable! Par contre, toi non plus ne t'inquiète pas! Elle est bien plus robuste et endurante que la plupart d'entre nous! C'est plutot nous qui allons devoir nous accrocher pour suivre son rythme.

Tous maintenant guettent les environs, attendant l'arrivée de Dame Zalina, afin de commencer cette tournée d'automne dans le domaine de Royan.
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Zalina

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Sam 25 Aoû - 2:01

Zalina avait quelque peu retrouvé le sourire en recevant la lettre d’Aragos. Elle avait passé beaucoup trop d’heures enfermée dans sa chambre de Ryes et commençait sérieusement à déprimer. Elle n’aimait pas se sentir comme çà et plusieurs de ses frères avaient tentés, en vain, de lui rendre un sourire. Trop de deuil en trop peu de temps lui avait enlevé toute envie de rire… tout envie même de sortir à la lumière du jour.
C’est penchée sur le petit meuble bancal qui lui servait de bureau, accaparée par des schémas gribouillés en tous sens, que la jeune Errante reçu la missive de son compagnon. D’abord réticente à l’idée de mettre le nez dehors, elle finit par se laisser convaincre par la douce écriture du Baron. Après tout, Royan était un joli coin. Et de l’exercice lui ferait le plus grand bien. Laissant tout en état, elle avait attrapé son épée, son mantel et son baluchon contenant quelques miches de pains et s’était mise en route.

Après des jours de cavalcade, quelques arrêts pour changer de montures, elle arriva enfin à Royan. Elle eut du mal à reconnaître le domaine laissé en début d’été. Les villageois semblaient plus vieux, plus tristes ou en colère. Le parvis de l’Eglise abritait plus de mendiants. Tout semblait différent.
Ralentissant l’allure de son cheval, elle donna quelques écus aux pauvres, vidant sa bourse de sa dernière pièce pour un petit garçon qui lui parut bien trop maigre pour son age. Elle continua sa route, au pas, en regardant de droite et de gauche les visages méfiants.
Aragos lui avait parlé de la situation à Royan. Elle savait qu’il avait dut y passer ces derniers mois pour essayer de calmer les choses. Mais elle ne s’imaginait pas cela
.

Arrivée au Château de Royan, elle s’enquit du Baron. Le valet, loin d’être surprit de la visite de la jeune femme, s’emblait parfaitement au courant de sa venue. Il lui apprit que son Maistre était parti faire le tour des villages. Il attendait sûrement à la Palmyre.

Dans ce cas, ne faisons pas attendre Messire le Baron.
Auriez vous un autre cheval à me prêter ? Celui-ci a fait une longue route et est épuisé. Il ne me portera pas encore bien longtemps
.

Le valet la conduisit à l’écurie où une nouvelle monture fraîche fut rapidement harnachée. Zalina fit quelques pas pour se dégourdir les jambes en attendant que le palefrenier fasse son office. Ces jours de cheval lui avait fait oublié comment tenir sur ses propres pieds. Après quelques pas hésitants, elle remonta en selle et partit au galop en direction du Nord de la Baronnie.

Elle finit par apercevoir une troupe de cavaliers. Elle sortit son épée, au cas où, et fit ralentir son cheval. Elle avait confiance en Aragos pour faire régler la paix sur ses terres et règner leur compte à tous ceux qui s’aviseraient de brigander dans le secteur. Mais depuis sa récente attaque, elle était plus méfiante. Rapidement, elle reconnut Aragos parmi les hommes. Rassurée, elle rengaina son épée et arbora un radieux sourire avant d’accélérer de nouveau. La cavalière s’arrêta près de son ami et s’inclina du haut de sa selle
.

Messire Aragos, Messieurs.
Je vous prie de m’excuser pour le retard. L’un des chevaux s’est blessé avec son fer. J’ai perdu un temps précieux.
Qu’y a-t-il pour vostre service ?
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Sam 25 Aoû - 21:16

Le visage du jeune baron s'illumine quand il va poindre à l'horizon la silouhette de sa compagne.

_Excuses acceptées Mademoiselle. Vous n'avez d'ailleurs pas à vous justifier!

Aragos s'avance jusqu'à elle et lui tend la main pour l'aider à descendre de cheval. Puis il l'enlace et l'embrasse avec passion.

_Je suis heureux que tu ais accepté de venir. Tu verras, ce ne sera pas un voyage de plaisance, mais je sais que lorsque nous sommes ensemble, il ne peut rien nous arriver.

Il l'entraine jusqu'au groupe d'hommes qui allaient partager leur périple.

_Messieurs, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, voici Dame Zalina, qui va se joindre à nous pour cette petite expédition. Montrez lui respect et courtoisie. Maintenant, plus rien ne nous retient, tous en selle!!

Aragos accompagne Zalina jusqu'à sa monture mais ne lui fait pas l'affront de l'aider à monter, elle, chevalier de la Licorne. Il la regarde un moment, admiratif, puis se dirige vers son destrier. Il grimpe dessus d'un geste beaucoup moins gracieux et élégant que celui de son amie. Le petit groupe part. Aragos se laisse volontairement distancer de quelques petits mètres, Zalina à ses côtés. Depuis son retour, il a décelé dans ses yeux un peu de tristesse ou de lassitude, il ne saurait dire. Il a l'impression qu'elle a traversé de dures épreuves et qu'il n'était pas là pour la soutenir. Une fois hors de portée d'oreilles indiscrètes, il lui sourit et engage la conversation.

_Alors mon Amour. On n'a pas eu le temps de beaucoup discuter. Qu'as tu fait pendant mon absence? Pour être honnête, je te sens... soucieuse! Y a t-il des choses dont tu voudrais me parler?

Aragos se sent maladroit, trop direct, mais il ne sait comment aborder le sujet. Il espère que sa compagne va oser se confier.
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Zalina

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Dim 26 Aoû - 2:44

Zalina sourit à son ami. Il ne lui en voulait pas pour son retard. Elle en était soulagée.
Elle prend la main du Baron et se laisse glisser au sol. Tendrement, elle se serre dans ses bras et lui rend son baiser. Oh ces lèvres, cette sensation de bien être. Cela faisait si longtemps. Elle avait oublié combien c’était merveilleux. Elle ferme les yeux pour arrêter le temps et rester éternellement dans ses bras mais ce n’est pas suffisant.
A contre cœur, elle s’écarte légèrement et sourit à sa bouffé d’oxygène.


Tout le plaisir est pour moi Messire.
J’ai grand besoin d’un peu d’exercice et de prendre l’air. L’air de Royan est très revigorant
.

Zalina suit son ami un peu intimidé. Combattre des tueurs, elle savait faire. Mais être présentée comme une Dame, elle n’était pas habituée.
Rougissant aux instructions du Maistre des lieux à son sujet, elle inclina respectueusement la tête pour saluer les hommes.

Aragos la reconduit au cheval emprunté quelques instants plus tôt. Elle saute en selle en essayant d’impressionner son ami et ses hommes. Etant la seule fille du groupe, elle savait qu’il fallait qu’elle fasse ses preuves. Malgré les consignes du Baron, ses années à la Forteresse lui avait apprit que seuls des faits donnent le respect, pas les ordres d’un supérieur, fussent ceux d’un homme aussi charismatique qu’Aragos.

Du coin de l’œil, elle suit le jeune homme qui, à son tour, monte en selle. Le voici jeune noble à la tête d’une troupe à son service. Et quelle allure pour un jeune noble.
Surprise de voir Aragos rester en arrière, elle garde sa monture à la même allure que la sienne, malgré les piaffements de celle-ci qui aurait volontiers piqué un petit galop en tête.
Zalina rend son sourire au Baron. Elle allait lui répondre son traditionnel "rien d’exceptionnel" mais la suite l’arrêta. Elle se pencha sur l’encolure de son cheval pour éviter le regard de son ami. Il la connaissait si bien. Mais il avait aussi des soucis et elle ne voulait pas en rajouter. En parler n’arrangerait rien de toute façon. Il ne restait qu’à se noyer dans le travail pour ne pas y penser… et oublier. C’était sa méthode à elle, travailler jusqu’à ce qu’elle tombe inconscient sur ses dossiers ou autre. Dormir quelques jours puis recommencer… jusqu’à ce que les larmes ne coulent plus lorsqu’elle s’accordait une pause.
Peut être lui expliquerait elle un jour. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, c’était travail auprès de son amour. Il est savait déjà beaucoup sur les secrets de son cœur… peut être trop… peut être pas assez.
Elle finit par se redresser et lui répondre, les yeux fixés sur le groupe devant elle.


Pendant ton absence ? Un peu tout et rien.
Ne t’inquiètes pas pour moi. Et expliques moi donc ce que l’on va faire. Ta missive était assez vague. Tu attends de moi le maniement de l’épée ou de la fourche ?
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Lun 27 Aoû - 15:46

Aragos n'insiste pas. Zalina ne veut pas parler de ce qui la ronge, il ne la forcera pas. Puis il lui adresse un sourire malicieux avant de répondre à sa question.

_Et bien à vrai dire, je ne sais trop. Le maniement de la fourche, c'est à peu près une certitude. Quant au maniement de l'épée, j'espère que tu n'auras pas l'occasion de me montrer tes progrès, mais cela n'est pas du tout à exclure. Comme tu as pu le voir, la saison na pas été profitable aux paysans, et beaucoup sont en colère. Bien que le calme soit revenu globalement, il est raisonnablement envisageable que nous croisions un groupe de brigands!

Aragos accélére légèrement l'allure pour recoller au groupe d'hommes. En ce jour, il fait une chaleur étouffante, rien à voir avec les journées précédentes. Les chevaux vont bientôt devoir se désaltérer. Le lieu dit de la Palmyre est couvert de nombreux marécages et la traversée en est difficle. Ci et là, quelques hameaux de pêcheurs. Ceux-ci n'ont pas particulièrement souffert des intempéries. Aprés quelques heures de chevauchée sans encombre, où le convoi a pu rencontrer quelques paysans visiblement heureux de la visite de leur seigneur, tous s'arrètent devant une auberge. Un des hommes descend de cheval et pénètre dans l'établissement. Après cinq bonnes minutes, il en ressort suivis par le propriétaire des lieux, sa femme et deux de leurs enfants, agés de moins de dix ans vu leur taille.

L'homme, trappu, affiche une certaine bonhommie qui le rend immédiatement sympathique. Sa voix joviale renforce l'effet.


_Mon Seigneur! C'est un immense prvilège que de vous recevcoir en ces lieux avec votre Dame! Vous êtes nos invités! Vos chevaux seront bien nourris et vous passerez une bonne nuit! Ma femme et mes deux filles vous prépareront un copieux dîner! Je vous en conjure, venez gouter à l'hospitalité de mon auberge!

Aragos est amusé par l'homme. Il se retourne vers Zalina

_Qu'en penses tu? Personnellement, je ne puis résister à une si généreuse offre!
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Zalina

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Lun 27 Aoû - 23:53

Zalina sourit à son ami pour le remercier de ne pas insister. Il est toujours aussi gentilhomme. Un jour, les Poitevins se rendront compte combien il est serviable, attentif et fidèle. Un jour les Poitevins se rendront compte qu’il ferait un aussi bon Comte qu’Elra. Ils commençaient tout juste à entrevoir la perle qu’était le Baron.
La réponse du jeune homme la fit sortir de son admiration. Elle hocha la tête. Effectivement, le nombre de mendiants au parvis de l’Eglise ne laissait pas de doute sur les ravages des caprices du temps
.

A défaut de brigands, je peux te montrer mes progrès par un petit duel si le cœur t’en dit.

Après un petit clin d’œil, elle laisse Aragos s’élancer vers ses hommes, retenant sa monture qui proteste de plus en plus. Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres. Puis elle lança sa monture au galop pour rejoindre le groupe.
Une fois le groupe reformé, elle laissa son cheval suivre les autres et profita du calme pour regarder le paysage. La Palmyre ouvrait ses marécages et ses hameaux de pêcheurs. Elle enlève de temps à autres les étriers pour se détendre les mollets discrètement. Mais elle est tout de même rassurée de voir le groupe s’arrêter. Le Maistre restant en selle, elle y reste aussi et attend les instructions comme elle le fait désormais à chaque fois.

La jeune Errante incline légèrement la tête pour saluer l’aubergiste et sa famille. Elle sourit aux enfants, regrettant de n’avoir quelques friandises à leur donner.
Elle écoute l’homme trapu puis se tourne vers Aragos. L’idée lui plut également beaucoup. Un peu de repos dans une bonne auberge ne leur ferait pas de mal. L’homme semblait tenir à ce que le Seigneur reste une nuit. Pourquoi lui refuser cette joie ?


Si Mon Seigneur est d’accord. Ce sera avec plaisir que j’accepterai l’offre de ce sieur.
Merci pour l’invitation.


Sentant les fourmis revenir dans ses jambes, elle descendit de cheval et fit quelques pas timides. Puis elle prit les guides en mains en attendant qu’Aragos descendre à son tour.
Elle se tourne vers l’aubergiste.


Pourriez vous m’indiquer où se trouve l’écurie pour nos montures ?

_________________
Absente du 3 au 8, du 12 au 15 et les 20 et 21/09
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Mar 28 Aoû - 15:26

L'aubergiste ne se fait pas prier et mène immédiatement Zalina vers les écuries. Il invite deux hommes à les suivre pour y mener les chevaux. Pendant ce temps, sa femme invite le reste de la troupe à l'inérieur.

_Voilà Messeigneurs, c'est ici que vous viendrez vous restaurer! Vous ne serez pas déçus, mes filles sont des cuisinières chevronnées!

_Nous n'en doutons pas Madame, vu l'odeur qui se dégage de vos marmites, répond l'un des suivants

_Je vais vous mener à vos chambres. Mon Seigneur, vous aurez notre plus belle pièce.

La ménagère mène donc Aragos à l'étage, dans une pièce modeste mais où l'on ne peut que remarquer les efforts pour qu'elle soit rendue attrayante. Des vases sont disposés un peu partout et au centre se trouve un beau lit à baldaquin.

_Dans quelques minutes le repas sera servi. En attendant, on a mis à votre disposition des tonnelets de vin.

Aragos remercie et congédie la dame. Il s'allonge quelques minutes sur le lit, évacuant les tensions de la journée. Revigoré, il redescend dans la salle à manger. Tout le monde est déjà attablé, en train de copieusement entamer les tonnelets de vin. Comme annoncé par la cuisinière, le repas est succulent. Soupe de légumes, sardine, merlu, tout à base de poissons frais achetés aux pêcheurs du village. Pendant, ce temps, l'aubergiste n'est pas avare en boisson et retourne régulièrement à la cave pour ravitailler la tablée. Il n'est d'ailleurs pas en reste pour aider à vider les tonneaux. Si bien q'à la fin du repas, tout le monde y va de sa chanson paillarde ou de plaisanteries salaces.

Aragos choisit un moment de tohu bohu pour prendre Zalina par la main et il l'entraine discrètement vers leur chambre. Le jeune couple s'esquive sans que personne ne s'en rende compte. Il prend soin de mettre le verrou derrière lui...

Au petit matin, après une nuit courte mais au combien agréable, Aragos ouvre les yeux. Zalina est tout contre lui. Il essaie de se lever sans la réveiller. Au rez de chaussée l'aubergiste est debout. Il annonce que les chevaux ont été nourris et sont prêts à repartir.


_Merci sieur. Faites réveiller mes hommes, je veux tous les voir ici dans un quart d'heure!

L'homme s'exécute et Aragos remonte dans sa chambre. Il dépose un doux baiser sur les lèvres de sa compagne.

_Mon ange, il est l'heure de repartir!
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Zalina

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Mar 28 Aoû - 16:30

Toute contente de n’entendre aucune objection d’Aragos, Zalina se précipite à la suite de l’aubergiste vers les écuries. Elle entraine avec elle le cheval qu’elle a monté et celui du Baron. Elle tient à s’occuper elle-même de sa monture. Même si ce n’est que temporaire, la jeune fille veut traiter ce cheval comme le sien. Il l’a transporté toute la journée, il est normale qu’elle s’occupe un peu de lui à présent. Et surtout, elle adore être au milieu des chevaux, sentir cette odeur qui faisait tant râler Hekate.
Une fois arrivé au box de son équidé, elle le descelle et le brosse soigneusement avant de le curer. L’aubergiste refuse de la laisser changer l’eau et rajouter de la paille. La jeune fille n’insiste pas. Une caresse, un bisou et un cratoulli derrière les oreilles de la bête et elle retourne vers l’auberge.

Elle pousse la porte. Les hommes sont déjà attablés et bien servis en tonnelets. La femme s’approche.


Mon Seigneur prend du repos dans la chambre. Le diner est prêt.lui dit elle

Bien, laissez le se reposer. Nous allons nous occuper de ces tonnelets en l’attendant. Je vous remercie.

Une nouvelle inclinaison de la tête et Zalina était installée devant une chopine bien remplie et vite vidée. Aragos descendit alors qu’elle allait entamer sa troisième chopine. Elle repose le récipient, sans le lâcher, et l’accueil d’un sourire.
Le défilé des plats suit de prêt. Zalina n’a pas très faim mais mange poliment de tout. La boisson, elle, coule toute seule. L’Errante accompagne joyeusement les chants en tapant des mains ou de sa petite voie rendue moins timide par les litres d’alcool engloutis.
Plusieurs tonnelets avaient été vidés et Zalina commençait à avoir mal aux mains quand elle se sentit entrainée. Elle allait protester quand elle s’aperçut qui la kidnappait. Elle le suit docilement dans l’escalier, un sourire aux lèvres.

Zalina ne fit aucun cauchemar cette nuit là. Cela n’était pas arrivé depuis des semaines… des mois. Elle est si bien qu’au baiser de son Prinsounet, elle rouspète et ne veut pas se lever.


Mmmais. Trop tôt… encore dormir… quelques minutes…

Elle se retourne et attrape le bord du drap qu’elle balance par-dessus sa tête. Mais très vite, la raison reprend le pas sur son envi de rester au lit. Elle pousse un long soupire et s’extirpe des draps.
Elle titube jusqu’au bac d’eau qu’elle remplit et s’asperge le visage. Une fois un peu plus réveillée, elle embrasse tendrement son Prinsounet. Elle finit rapidement sa toilette et s’habille avant de se tourner vers le Seigneur. Dans un garde à vous caricaturé, elle lui sourit.


Prête et à vostre ordres, mon Capitaine !
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Mer 29 Aoû - 1:58

Comme d'habitude, Aragos est amusé par les pitreries de son amie. Il s'approche d'elle et l'embrasse tendrement.

_Allons jeune recrue! Il est temps de retourner au labeur! Je veux vous voir dans trois minutes dehors!

Il tourne les talons, essayant de garder son sérieux. A nouveau en bas, tous ses hommes sont prêts. Certains visages sont marqués par les restes de la fête de la veille. Mais tous ont le sourire et sont heureux de repartir.

Le temps que chacun aille chercher sa monture, Aragos prend soin de laisser une généreuse bourse au joyeux tavernier qui n'en finit plus de le remercier.

Lorsque tout le monde est enfin en selle, Aragos se permet un petit discours.


_Messieurs, Mademoiselle, aujourd'hui nous allons marcher vers le village d'Arvert. L'acceuil sera peut être moins bon que ce qu'on a connu ici. Là bas, il n'y a pas que des pêcheurs et les paysans n'ont pas été épargnés. De plus, certains parmi les plus riches se permettent selon mes renseignements de spéculer sur le blé, ce qui augmente le prix du pain et accroit la misère. Soyez donc vigilents et je vous demanderai de garder votre sang froid en cas d'insulte ou échaufourés. Sur ce,nous ne ferons pas de pauses, nous devrions chevaucher trois heures avant d'arriver.

Et le voyage se fit sans encombre, dans la bonne humeur. Aujourd'hui encore la chaleur est pesante. Les hommes se racontent la soirée de la veille en rigolant. Arrivés devant la porte du village d'Arvert, Aragos est soulagé de voir un plutôt bon accueil de la part de la milice.

_Monseigneur, bienvenu en terres d'Arvert. Un groupe de voyageurs nous averti de votre venue.

Le baron salue le garde mais ne met pas longtemps à constater que les villageois ne partagent pas tous le même enthousiasme à son arrivée. Si certains le saluent chaleureusement, ou par crainte, d'autres ne se privent pas pour baisser les yeux à son passage. Un homme se permet même de cracher au devant de la monture d'Aragos. Il reste de marbre. Il faut dire que le spectacle offert est effroyable. Le nombre de mendiants est incalculable. Beaucoup d'enfants se disputent des déchets sur la voie principale, et le curé de l'Eglise, sur son parvis, semble dépassé par les femmes demandant l'aumone.

C'est jusement vers l'Eglise que décide de se rendre Aragos en tout premier lieu. Sa petite troupe le suit. Il prend Zalina par la main et lui sussure


_Reste prés de moi, je ne veux pas qu'il t'arrive quoique ce soit, je sens le danger partout...

Se frayant un chemin parmi les femmes, le cortège arrive jusqu'au curé. Celui-ci reconnait Aragos et s'exclame:

_Oh Seigneur! Comme vous le voyez, la situation empire ici! Les écus que vous nous avez donné ne suffisent pas à enrayer la misère. Nous avons besoin de plus d'argent.

_Mon père, j'ai déjà distribué une grosse partie de mon trésor, sans compter que vous n'êtes pas le seul village dans ce cas! Il faudra que tout le monde y mette du sien et prenne son mal en patience! Je sais que ce n'est pas facile mais il faudra se remettre au travail. Je crois aussi savoir que la guilde des producteurs de blés du village stocke ses réserves et fait monter les prix du pain, pour s'enrichir. Ceci est absolument inacceptable! Qui est le chef de cette guilde et où pourrais je le trouver?

_Une messe sera donnée dans une heure et sire Grandou, le resonsable de la guide sera présent. Mais je doute qu'il sera ouvert à la discussion...

_Il n'aura pas le choix de toute façon. Nous avons donc une heure à tuer.

Aragos s'adresse alors à ses hommes.

_Faites un tour du village, distribuez quelques pièces et annoncez qu'une distribution de pain aura lieu demain matin sur le parvis de l'eglise.

Il se tourne alors vers Zalina.

_Que veux tu faire? Je vais aussi tourner dans le village! Veux tu m'accompagner ou bien rester en sécurité dans l'église?
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Zalina

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Mer 29 Aoû - 18:50

Zalina rend son baiser à son compagnon puis continue son petit jeu d’imitation, toute fière d’avoir trouver une bêtise à faire qui n’est pas conséquence fâcheuse. A moins que ce soit les restes d’alcool de la vieille qui la rendent encore toute guillerette, ou la nuit passée dans les bras de son Amour. Allez savoir.

Dans trois minutes ! Oui mon Capitaine !

Elle range ses deux dagues comme d’habitude, une à la ceinture, l’autre dans le bustier, puis attrape le fourreau de son épée dont la lame n’avait pas bouger de la nuit. Elle lance son baluchon sur son épaule et suit le Baron. En passant la porte de la chambre, elle bombe le torse et remonte les épaules. Après le soldat, la voici robuste gaillard descendant brillamment les marches. La jeune fille finit tout de même par cesser ces extravagances avant d’arriver à la vue des hommes et voyageurs.

Bonjour Messieurs. Bien dormi ?

Certains ont l’air aussi réveillée qu’elle. La jeune fille regrette de n’avoir pas prit de remède pour les lendemains difficiles. Dame Cerry lui en avait pourtant fait envoyer du Languedoc, connaissant bien ses habitudes. Mais elle a tout laissé à Ryes.

Zalina suit les hommes à l’extérieur. Les montures sont déjà prêtes. Elle flatte l’encolure de la sienne et vérifie la sangle. Tout semble parfait. Suivant l’exemple, elle passe un pied dans l’étrier et saute en selle.
Attentivement, elle écoute le Baron, en profitant pour l’admirer discrètement. Arvert… non, le nom ne lui dit rien. Voilà une occasion d’approfondir ses connaissances en géographie et mieux connaitre le domaine de Royan. Elle lança son cheval à la suite des autres et chevaucha trois heures sans pause. Elle en profita pour se mêler un peu aux hommes. Riant avec eux, elle écouta le récit de la soirée, essayant de boucher les trous de sa mémoire. Ils semblaient tous de confiance et dévoué au Baron. Elle en fut rassurée. Le récit de la mort de son père l’avait toujours inquiétée. Même si ces hommes ne pourraient que peut faire contre tous les brigands du Royaume et d’au-delà, Aragos n’était pas seul quand il se déplaçait sur ses terres.

Zalina avait sourit pendant toute la chevauchée. Mais son visage se durcit à l’arrivée aux portes d’Arvert. L’atmosphère était étouffante à cause de la chaleur. Mais là, c’était autre chose. Le regard de la jeune fille ne cessait de scruter à droite, à gauche, à droite… ne s’arrêtant qu’une seconde sur les visages et surtout les mains des personnes à proximité. Elle prit les rênes d’une main, gardant l’autre libre pour se saisir de son épée ou de l’une des dagues. Aragos avait ordonné de garder son sang froid. Sa main libre se posa quand même sur le pommeau de l’épée au cracha devant la monture du Maistre des lieux. Elle ne la lâcha qu’après avoir estimée la distance avec cet homme suffisante. Le Baron n’avait pas bronché. A une époque, elle aurait été plus calme que lui. Mais aujourd’hui, elle était prête à sauter à la gorge de tous ceux qui manquaient de respect, surtout ceux qui attaquaient la Licorne ou ses proches.

L’Errante suit toujours la troupe jusqu’à l’Eglise. Elle reste plus attentive aux attaques éventuelles qu’à la misère des villageois ou à l’architecture.
Aragos la fait sursauter en lui prenant la main. Elle lui serra doucement. Ses paroles la firent sourire. Elle avait sentit le danger elle aussi et ne comptait pas laisser son Prinsounet s’éloigner que plus de quelques pas, et uniquement si elle le gardait dans son champs de vision. Mais ce n’était pas pour sa sécurité qu’elle craignait mais celle du Baron.
Silencieusement, elle écouta les échanges avec le curé. Puis regarda les hommes s’éloigner pour obéir aux ordres. Elle n’aurait su dire combien elle était fière de la façon dont Aragos gérait la situation.
A sa question, elle se redressa et posa les points sur les hanches
.

Mon Seigneur, vous allez me vexer !
Mon épée n’a pas servie depuis si longtemps qu’elle rouille dans son fourreau. Et vous voudriez me priver d’une petite promenade romantique dans ce charmant village ?
Psss. Par où commençons-nous la visite ?
Tu as parlé d'une distribution de pains demain matin. Si nous allions visiter les boulangeries ?


Sans attendre de réponse, Zalina salua le curé et entraina Aragos dans la rue à la recherche de boulangers qui pourraient rapidement faire une grande quantité de pains pour le lendemain matin.
Essayant de passer le plus inconito possible, elle s'arrêta devant toutes le boutiques pour admirer les vitrines rendues plus vides qu'elles avaient dut l'être.
Soudain, elle s'arrêta et entra dans une échoppe.


Tu m'as aussi parlé de manier la fourche. Alors il me faut une fourche.
Sauf que moi, j'n'y connais pas grand chose en bonne fourche.
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Dim 2 Sep - 17:20

Aragos se laisse entraîner par Zalina. Elle semble décidée à l'accompagner où qu'il aille. Bien que cette pensée soit égoïste, tant les choses pourraient mal tourner, il est tout de même heureux que ça se déroule ainsi. Sa présence le conforte et le rend plus fort. Puis elle cherche toujours à le protéger, s'inquiète beaucoup pour lui. Bien que cela l'agace souvent, il est quand même touché et content de la voir au petit soin avec lui.

Lorsqu'il la suit dans une échoppe qui ressemble davantage à une cage à outil de paysan qu'à une boutique, il ne peut s'empêcher de sourire!


_Ne t'inquiète pas, il n'y aura pas besoin d'acheter quoique ce soit! On ne va pas s'encombrer d'outils. Les paysans ont tout ce qu'il faut. Puis pour être honnête, je n'y connais pas grand chose non plus! Je crois que le secret d'une bonne fourche, c'est surtout l'ardeur que l'on met au travail!

Aragos entraîne Zalina en dehors de la boutique. Les deux jeunes amants passent devant des boulangeries. Les étales sont vide, il y a de longues files d'attente. Le jeune baron sussure à sa compagne.


_De toute façon, on achètera rien. Mes informateurs m'ont dit que les boulangers spéculaient. Ils stockent le pain pour affamer la population et faire monter les prix. Ces pratiques sont odieuses et c'est pour cela que je veux rencontrer le responsable local de la guilde du blé ainsi que la corporation des boulangers. Ils sont de mèche dans ce petit trafic. Tiens à ce propos, nous devrions retourner vers l'eglise, la messe va bientôt commencer.

Il lui prend la main et la guide vers le parvis de l'édifice religieux. Des gueux et paysans affamés s'y amassent. Il semblerait qu'ils ne comptent plus que sur Aristote pour leur venir en aide. Avant d'entrer pour écouter l'office, Aragos somme à deux de ses hommes de rester à l'entrée. Il leur désigne un groupe d'hommes, bien habillés, propres sur eux, ne semblant pas du tout être touchés par la misère...


_Voyez ces hommes là bas. Le curé m'a dit qu'il s'agissait de sires Grandou, Chancri et Lagarde, respectivement maitre de la guilde des bléiculteurs, maitre de la corporation des boulangers et le meunier du village. Aucun d'entre eux ne doit sortir de l'eglise avant la fin de la messe!

Les deux hommes aquiescent et prennent leur poste. Pendant ce temps, Aragos entre avec Zalina par le portail principal. Ils se signent puis s'avancent jusqu'au coeur. Là, ils s'installent au premier rang, légèrement à droite de l'autel, sur le banc réservé aux seigneurs de Royan. Grandou, Chancri et Lagarde ne perdent pas une miette de ce qui se passe. Voyant cela, le prêtre prend la parole.

_Chers paroissiens, avant de commencer, je voudrais saluer chaleureusement le seigneur d'Ettontonns Warwick, venu en notre village pour soulager nos maux et notre souffance, grace à Aristote.

Dans l'eglise, on peut entendre des murmures et quelques bruits qui témoignent du sceptissisme des paroissiens. Les trois hommes de la filière pain voient, eux, d'un trés mauvais oeil la présence d'Aragos, ce que le jeune homme ne manque pas de remarquer.

Finalement, le curé fait son office. Aragos regarde souvent en direction des trois hommes. Le meunier, Lagarde, semble de plus en plus géné par ces regards insistants. Avant la fin de la messe, il se lève et veut quitter l'édifice. Aragos jette un discret coup d'oeil en arrière et se rend compte avec satisfaction qu'à l'entrée, ses hommes ont respecté ses consignes.

Lorsque la foule se disperse enfin, le baron se dirige vers les deux hommes restant et leur demande de le suivre. Ils se regardent une seconde puis acquièscent. Le petit groupe rejoint le meunier toujours entouré des hommes de main d'Aragos. Ce dernier prend la parole.


_Messieurs, content de vous voir. Nous avons à parler de la situation catastrophique de votre village. En tant que notables, je suppose que vous avez bien analysé ce qu'il s'y passe. Maitre Chancri, si nous allions nous installer dans votre boutique, autour d'une bonne bouteille?

Visiblement agacé, le boulanger sent qu'il n'a en fait pas le choix et guide la petite troupe à l'arrière de son échoppe. Une fois tout le monde installé, Aragos entre dans le vif du sujet.


_Messieurs, la situation de votre village est catastrophique. Et j'irai droit au but: je sais que vous n'êtes pas étrangers à ce qui se passe ici. En ce moment même, plusieurs de mes hommes fouillent votre boutique sire Chancri. Je ne serais pas étonné si ils revenaient d'une minute à l'autre me disant qu'ils ont trouvé un stock de farine suffisant pour alimenter largement une bonne partie du village.

Ecoutant attentivement le baron, les trois hommes blémissent légèrement... Aragos s'en rend compte mais ne s'arrete pas pour autant.


_Vous n'allez certainement pas me contredire. Donc ce qui va se passer, c'est que cette nuit, vous allez faire marcher vos fourneaux et faire suffisamment de pain pour une distribution publique, demain, sur le parvis de l'eglise.

_Et si nous refusons? ose sèchement Grandou

Aragos affiche un sourire qui n'a rien d'amical...


_Je ne crois pas que vous soyez en position de négocier. Je vous laisse imaginer ce qui se passerait si la population apprenait à quel jeu vous êtes en train de jouer à ses dépends...

Aragos se lève soudainement.

_Donc messieurs je vous dis à demain, midi précise, sur le parvis de l'eglise. Je serai aux premières loges!

Prenant Zalina par la main, il l'entraîne vers la sortie. Le groupe d'Aragos s'éloigne et se rend dans une auberge pour passer la nuit. Les hommes qui avaient fouillé la boutique purent confirmer les soupçons: le boulanger, de connivence avec le meunier et les bléiculteurs, stockait bien la farine. Deux autres sont restés toute la nuit pour veiller à ce que le boulanger fasse le travail demandé.

Ce soir là, tout le monde s'est couché tôt. Zalina et Aragos se sont endormis dans les bras l'un de l'autre et ont pu profiter d'un doux réveil, sans obligation de se lever. Après s'être préparés, ils se rendent à l'église pour assister à la messe de 11 heure qui devait s'achever par la fameuse distribution de pain. Aragos est surpris de constater que seul le meunier Lagarde a assisté à l'office et, bizarrement, il semble beaucoup plus détendu que la veille.

Alors qu'à la fin de la messe, tout le monde se rend sur le parvis de l'eglise pour y recevoir son pain, rien ne se passe. Aucune distribution. Après quelques minutes d'attente, des bruits de méconentement se font entendre!

_Où est notre pain?
_Balivernes, comment a t-on pu y croire?
_A mort les menteurs!

Aragos sent le vent tourner, d'autant que ses hommes sensés espionner Chancri n'ont pas donné signe de vie, ce qui est plutot inquiettant. Dans la foule énervée, Aragos remarque Lagarde, qui alimente la colère des villageois!

_Honte au Seigneur Warwick qui ne tient pas ses promesses! Honte à ce traitre qui vous affame!

La foule est de plus en plus hostile et s'agite! Et le pire arrive! Au revers de l'Eglise, un groupe d'hommes armés de fourches, de batons, de hache, mené par Grandou en personne, vient s'ajouter à la cohue et essayer de lever la foule contre Aragos et ses hommes! L'affrontement semble inévitable. Aragos se serre contre Zalina, se mettant légèrement devant pour la protéger. Dans un cri de désespoir, il tente le tout pour le tout et s'adresse à la foule.

_N'écoutez donc pas ces hommes! Ne voyez vous pas le sieur Grandou, habillé comme un noble qu'il n'est pas, ventripotent et en manque de rien! Ne voyez vous pas le meunier Lagarde, qui a acheté de nouveaux terrains pour étendre sa dépendance! Et Chancri qui vous dit qu'il ne peut produire de pain?? Le trouvez vous affamé? D'ailleurs, où est il, lui qui devait aujourd'hui vous apporter du pain! Lui qui stocke la farine de Lagarde, qui lui même rachète tout le blé de Grandou! Ne vous laissez pas abuser! Allez visiter leurs boutiques si vous ne me croyez pas! Je suis votre Seigneur, et jamais je ne me permettrai de vous duper!

La foule n'est pas insnensible au discours d'Aragos et devient indécise, partagée. Grandou comprend qu'il ne doit plus attendre et ordonne à sa petite milice de charger en direction d'Aragos et ses hommes. Le jeune Baron dégaine son épée, imité par ses hommes. Sans se retourner, Aragos s'adresse à Zalina

_Mon Amour, fais attention à toi, ne te mets pas en danger, reste derrière moi ou va te cacher!
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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Mer 5 Sep - 0:32

Zalina suivit son Prinsounet où qu’il aille, serrant précieusement sa main dans la sienne. Quittant l’échoppe, elle arrive avec lui à l’Eglise. Elle se signe à sa suite puis avance vers le cœur. Elle hésite un instant puis s’assoie à coté de lui sur le banc réservé aux seigneurs de Royan.
Voilà des mois qu’elle n’entrait dans les édifices religieux que pour les cérémonies funèbres. Elle en profita pour prier en silence pour les villageois et ses amis disparus. Elle surprend les coups d’œil insistants de son ami et suit son regard. Voyant le malaise des trois comparses, la jeune fille esquisse un sourire et laisse Aragos s’amuser à les inquiéter.
Le Baron a été inspiré en laissant des hommes à la porte. C’est tranquillement qu’elle le suit, les mains dans le dos, après avoir saluer le curé pour la cérémonie.

Elle passe la porte de l’arrière boutique de Chancri en queue de groupe. Elle laisse les hommes s’assoirent à table et reste adossée près de la porte. Zalina sait qu’elle ne peut aider son ami dans les discutions qui vont suivre, pas ouvertement du moins. Ce serait le mettre en position de faiblesse et le Grand Baron qu’il est devenu n’a pas besoin des conseils d’une paysanne. Il gère parfaitement sa Baronnie seul.
L’Errante surveille la scène en silence. Elle grince des dents en entendant le Grandou oser s’opposer à son Seigneur, mais elle ne bouge pas. Aragos lui enlève tout ressentiment en lui prenant la main et l’entraîne à l’auberge pour la nuit.

La jeune fille a cependant beaucoup de mal à trouver le sommeil. Elle laisse Aragos s’endormir puis se relève en prenant soin de ne pas le réveiller. Elle descend dans la salle commune avec son épée et travaille un peu ses enchaînements. Ces trois escrocs l’avaient mise hors d’elle. Comment des hommes pouvaient ils laisser mourir de faim leurs voisins juste pour gagner plus d’écus ? Elle pesta et s’énerva pendant plus de deux heures avant de remonter se coucher dans les bras de son amour. Le visage paisible d’Aragos la calma et elle s’endormit rapidement.

Au petit matin, elle se réveilla de meilleure humeur. Elle s’habilla en chantonnant après un brin de toilette et un long baiser à son Prinsounet.
Comme la veille, Zalina suit Aragos en silence. Comme la veille, elle s’assit près de lui et assiste à la messe de 11 heure. Mais sa sérénité disparaît rapidement devant l’attente vaine de la distribution du pain. La tension monte et ses muscles se tendent.
« A mort les menteurs » lui fait mettre la main sur la garde de son épée. « Honte au Seigneur Warwick » lui fit fusiller Chancri du regard. Comment osait il parler de honte, lui qui affamait les villageois ? L’appeler « traite » en était trop. Les nerfs de Zalina lâchèrent et elle s’apprêtait à lui sauter à la gorge pour lui faire ravaler ses mots quand Aragos l’arrêta et prit la parole.
La foule s’emblait se calmer un peu. Zalina le regretta presque. Elle avait rêvé toute la nuit égorger le trio des grassouillets pour les faire rôtir et nourrir les villageois. Elle finit par relâcher la garde de sa lame mais gardait les yeux fixés sur Grandou et Lagarde.

Grandou finit par ordonner l'attaque du Baron et son escorte. Voilà qui dessina un sourire carnassier sur le visage de l’Errante. Elle dégaina son arme et se mit en garde quand Aragos l’arrêta une nouvelle fois. Cette fois, elle s’énerva. Ces abrutis lui avaient fait perdre deux précieuses heures qu’elle aurait dut passer dans les bras de son aimé. La main libre sur la hanche, elle se tourna vers Aragos. Sa colère lui enleva toute éducation.


Dites donc M’sieur le Baron, vous me confondriez pas avec une pauvre donzelle apeurée par hasard ? Plutôt mourir que me cacher devant ces pleutres !

V’nez donc par là, Grandou. Je suis sure que vostre chaire suffira à faire bonne potence pour tous les villageois. Ce ne sera que justice qu’ils se nourrissent de l’un de ceux qui les ont privés de pain si longtemps.


Zalina avait à peine finit que les hommes de Grandou abattaient leurs armes sur le petit groupe. Aragos et ses hommes paraient remarquablement les attaques. La jeune fille n’était pas en reste mais elle se contenta de contrer les attaques. Les seuls qu’elle voulait transpercer étaient Lagarde, Grandou et Chancri. Les deux premiers se tenaient encore loin de sa lame. Le troisième n’avait pas encore montré le bout de son nez. Les autres n’étaient que de pauvres paysans affamés armés de ce qu’ils avaient eu sous la main. Des victimes qu’elle ne souhaitait pas blesser.
Mais à retenir ses coups tout en surveillant les têtes qu’elles tenaient à voir en haut d’une lance, elle ne vit pas venir le coup de hache assez tôt. Un des assaillants parvint à l’atteindre en haut du bras droit et fit couler un peu de sang avant qu’elle n’abatte son épée sur la hache, le désarmant.


Que des paysans affamés qui ne savent pas se battre…

Zalina se remit en garde mais recula d’un pas. Elle ne pouvait se battre contre eux. Ce n’étaient que des victimes. Elle libéra d’une main la garde de son épée et fixa les villageois.

M’sieurs, Dames. Je ne suis ni noble ni des vostres. Mais des personnes comme vos Chancri, Grandou et Lagarde, j’en ai connu. Ils ne pensent qu’à leur profit et vous tueraient pour gagner quelques écus. Les derniers mois ont été difficiles dans tout le Royaume et pour tout le monde… sauf pour les personnes comme eux qui se sont remplit les poches et la panse.

Je ne veux pas me battre contre vous. Vostre Seigneur vous propose d’aller visiter leurs boutiques pour vous rendre compte par vous-même.
Si après cette visite vous voulez toujours vous battre, alors nous reprendrons là où nous nous sommes arrêtés.


Tout en parlant, Zalina avait abaissé sa garde. Son épée resta en main par sécurité mais l’estoc pointé vers le sol la rendait inoffensive.
Les bras le long du corps, la jeune fille attendit la décision des villageois.

_________________
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Mer 5 Sep - 22:47

Déjà absorbé par la bataille, Aragos entend à peine la réponse de Zalina. Il esquisse tout de même un léger sourire, il comprend qu'elle ne fuira pas et il n'en attendait pas moins de sa part. Mais le moment n'est vraiment pas propice à la réflexion! Déjà il a quelques assaillants à portée de son épée. Sans ménagement, il repousse ces imprudents qui osent lever la main sur lui... Jetant un coup d'oeil furtif en arrière, il s'apperçoit que Zalina est elle aussi aux prises avec quelques faquins. Elle manie son arme avec grace et élégance, prenant bien soin de ne pas blesser ses adversaires. Cela agace Aragos d'ailleurs, à ce rythme elle va se faire avoir. Lui ne montre aucune pitié. En attaquant, ces paysans, bien que manipulés, savaient à quoi s'attendre. Certes, il ne cherche pas à donner la mort, mais n'hésite pas à blesser quand il le peut. Puis il est coupé dans son élan. Zalina a pris la parole.


_M’sieurs, Dames. Je ne suis ni noble ni des vostres. Mais des personnes comme vos Chancri, Grandou et Lagarde, j’en ai connu. Ils ne pensent qu’à leur profit et vous tueraient pour gagner quelques écus. Les derniers mois ont été difficiles dans tout le Royaume et pour tout le monde… sauf pour les personnes comme eux qui se sont remplit les poches et la panse.

Je ne veux pas me battre contre vous. Vostre Seigneur vous propose d’aller visiter leurs boutiques pour vous rendre compte par vous-même.
Si après cette visite vous voulez toujours vous battre, alors nous reprendrons là où nous nous sommes arrêtés.


Le jeune homme est admiratif. Il se retourne vers elle et constate qu'elle est blessée... Il entre dans une rage folle.

_Qui a levé la main sur elle??? QUI????

Les combats ont cessé un instant et les regards sont portés sur le seigneur en colère. Il s'amène à ses côtés et est soulagé que la blessure ne soit que superficielle. La foule a été sensible à la scène et au discours de la jeune femme. Elle semble désormais acquise au baron, sa compagne et ses hommes. Dans ce tohu bohu, Grandou joue son va tout! Il se jette sur Aragos! Surpris, ce dernier pare in extremis l'attaque mais est déséquilibré. Chancri s'apprête à donner un coup fatal, mais il est arrété par des paysans que le plaquent au sol et le lynchent! Comprenant que cette fois la cause et désespérée, Lagarde prend ses jambes à son cou. Il est toutefois rapidement rattrapé par des hommes d'Aragos qui le maitrisent aisément. Tous les assaillants rendent les armes ou se dispersent. Le combat semble maintenant gagné. D'autant que quelques minutes plus tard, Alors qu'Aragos s'est relevé et serre Zalina dans ses bras, une voix retentit au loin!


_Le baron et sa Dame avaient raison! Le baron et sa Dame avaient raison! Chancri nous a volé! Chancri nous a affamé

En regardant vers le crieur, on peut appercevoir un petit groupe d'hommes trainant par les pied un autre individu. Il s'agit bien évidemment du fourbe de boulanger. Il est en piteux état, tout comme Chancri qui n'a pas été ménagé par la foule en colère. Le jeune homme s'approche du petit groupe, tandis que les paysans assistent avec attention à la scène.

_Allons mon brave, que s'est il passé?

_Seigneur, toutes nos excuses! Vous aviez raison! Lorsque votre Dame a causé, un doute s'est éveillé! J'ai pris quelques gars et on a forcé la boutique du Chancri! Et v'la ti pas qu'l'étoit au fond en train de chargé une vieille charrue de toute sa farine! De quoi nourrir tout le village, j'vous l'dit moi! Pourriture va!

L'homme se retourne et crache au visage du boulanger, toujours gisant sur le sol. La colère populaire monte et Aragos sait que s'il n'intervient pas, un triple meurtre va avoir lieu sur le parvis de l'eglise, malgré les appels au calme du curé. Il se doit d'assoir son autorité et de montrer qu'il tient la situation.Il prend donc la parole!

_Calmez vous cher villageois! Les tristes sirs Chancri, Lagarde et Gardou sont rendus de crimes odieux. Envers vous tout d'abord, faisant fortune sur votre misère, en vous affamant et vous achetant afin de vous liguer contre mon autorité.
Puis envers moi! Ils n'ont pas respecté les lois interdisant la spécultaion et les stocks. Puis ils se sont rebellés contre moi et ont attenté à ma vie. Pire que ça, ils ont mis en péril la vie de ma Compagne, Dame Zalina. Un seul châtiment peut répondre ) ces crimes: LA MORT!
Une potence sera dressée sur la plage du village, ce soir. Je sais que les paysans qui ont participé à la révolte ont été manipulés. Et je sais dans quel état de misère vous êtes. Le désespoir peut nous pousser à faire de drôles de choses. Aussi, aucune poursuite ne sera engagée contre les mutins. La farine de chez Grandou sera répartie entre les trois autres boulangers du village qui auront pour mission de fournir assez de pain pour nourrir chaque feu. Maintenant, dispersez vous et retournez à vos travaux.

La foule s'execute, le climat est beaucoup plus détendu dans le village. Aragos profite de l'accalmie pour embrasser Zalina et prendre de ses nouvelles.

_Ma chérie! Ca va? Ta blessure te fair elle souffrir? Je suis désolé de t'avoir entrainé là dedans...
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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Jeu 6 Sep - 18:02

Après un rapide coup d’œil à son écorchure, Zalina sourit au Baron pour essayer de la calmer un peu. Elle ne l’avait jamais vu dans une telle colère et ne pensait pas qu’une simple blessure pouvait mettre dans cet état.
Elle se tourne pour mieux montrer l’éraflure à son compagnon. Un bandage pendant quelques jours et il n’y resterait qu’une petite cicatrice. Trop petite pour être remarquée mais assez grande pour continuer la collection que l’Errante avait commencé quelques mois auparavant.


Attent… !!

Grandou attaquait de nouveau le Baron qui fut plus réactif que Zalina et parvient à éviter le coup. Elle n’eut pas le temps de bouger que la foule avait immobilisé le traite. Soulagée, elle se blottit dans les bras de son Amour.

Tu vas bien ? Il ne t’a pas touché ?

Les cris lui firent reporter son attention sur les paysans. Zalina s’écarte doucement d’Aragos et le laisse s’approcher. Son épée rangée, elle suit son ami, la dague toujours à porté de main.
Elle écouta le récit de la mésaventure de Chancri. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres.
Sagement elle écoute son compagnon prendre la parole, les yeux brillants d’admiration rivés sur le Prince dont rêvent toutes les jeunes filles.


Citation :
Calmez vous cher villageois! Les tristes sirs Chancri, Lagarde et Gardou sont rendus de crimes odieux. Envers vous tout d'abord, faisant fortune sur votre misère, en vous affamant et vous achetant afin de vous liguer contre mon autorité.
Puis envers moi! Ils n'ont pas respecté les lois interdisant la spécultaion et les stocks. Puis ils se sont rebellés contre moi et ont attenté à ma vie. Pire que ça, ils ont mis en péril la vie de ma Compagne, Dame Zalina. Un seul châtiment peut répondre ces crimes: LA MORT!
Une potence sera dressée sur la plage du village, ce soir. Je sais que les paysans qui ont participé à la révolte ont été manipulés. Et je sais dans quel état de misère vous êtes. Le désespoir peut nous pousser à faire de drôles de choses. Aussi, aucune poursuite ne sera engagée contre les mutins. La farine de chez Grandou sera répartie entre les trois autres boulangers du village qui auront pour mission de fournir assez de pain pour nourrir chaque feu. Maintenant, dispersez vous et retournez à vos travaux.

La mort… à ces mots, Zalina eut un pincement à l’estomac mais resta de marbre. Quelques instants plutôt, elle les aurait découpés elle-même. Mais entendre son ami prononcer la sentence était autre chose. Elle se surprit à se demander s’ils avaient une famille, des amis ou des maitresses. Elle s’avait cependant qu’il avait raison. Ils avaient tenté de tuer leur Seigneur et affamé leurs voisins. Ils ne méritaient rien d’autre.

Une fois la foule dispersée, l’Errante se retrouve seule avec son Prinsounet. Elle emprisonne tendrement son visage de ses mains et lui rend son baiser. C’est un grand sourire sur les lèvres et les yeux pétillants de malice qu’elle lui répondit.


Tu es désolé de m’avoir entrainé dans une jolie promenade romantique, à la rencontre de gents charmants et participer à de jolies fêtes ? Tu ne devrais pas, je t'assure.
Tout va bien mon cœur. Ne t’inquiète pas pour cette pichenette. Le principal est que tu n’es rien.
J’ai cru apercevoir une échoppe qui vendait des herbes tout à l’heure. Ils doivent avoir tout ce qu’il faut pour soigner mon égratignure et les blessures des paysans et de tes hommes, s’ils sont blessés. Il faut que tout le monde soit en forme pour reprendre le travail.


Passant un bras autour de la taille du Baron, elle l’entraina dans les ruelles. Ils avaient un peu de temps en attendant que la potence soit montée. Zalina comptait bien voir à quoi ressemblait un baron en infirmier.
Elle retrouva rapidement la boutique d’où s’échappait l’odeur des plantes fraichement cueillies et séchées, du savon et autres senteurs féminines. Passée la porte, elle salua la vendeuse et lâcha Aragos avant de partir en trottinant dans les rayonnages.


Alors il me faut… de la camomille, du thym… oh et çà aussi… Mmmm, un désinfectant… non, non… ah le voilà.

Elle réapparut après quelques minutes, les bras chargés de plantes, bandages et d’un savon. Elle déposa le tout dans les bras d’Aragos et s’appuya sur le comptoir pour enlever une des ses chausses. Elle avait vidé sa bourse pour la distribuer aux pauvres en arrivant mais il lui restait la « bourse de secours ». Elle en sortit 8 écus qu’elle tendit à la vendeuse.

Voilà Ma Dame. Cela vous suffira-t-il ?

La vendeuse la regarda, puis Aragos. Elle hésita puis finit par hocher la tête, déconcertée par la tornade Zalina.
La jeune fille remit sa chausse en souriant puis attrapa le Baron par le bras bien chargé.

Elle l’entraina de nouveau dans les ruelles jusqu’à sur la place du village. Plusieurs tables et banc étaient sortit devant la taverne. Quelques vieux villageois profitaient de rafraichissements en échangeant les derniers potins. La place serait bientôt envahie pour le spectacle de la mise à mort. La potence elle-même ne tarderait pas à être montée.
Zalina s’assit sur un banc, contre le mur de la taverne d’où elle pouvait voir toute la place. Puis elle entreprit de remonter sa manche pour s’occuper de cette petite blessure avant qu’elle ne s’infecte. Elle sourit à Aragos.


Mon Seigneur souhaite t’il un petit verre pour se rafraichir en cette chaude journée ?
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Ven 7 Sep - 12:51

Aragos est complètement décontenancé par l'energie déployée par Zalina. Alors qu'il est essoufflé et encore perturbé par ce qui vient de se produire, elle, est rayonnante, pleine de vivacité et de cette joie de vivre qui la caractérise. Il la suit, sans vraiment avoir le choix, jusque chez l'herboriste. Il la regarde choisir toutes ses herbes. Elle revient et lui colle tout dans les bras. Aragos ouvre de grands yeux ebahis. Il n'a pas le temps, ni l'envie d'ailleurs de contester. La vendeuse le regarde, aussi déconcertée que lui. Il hausse les épaules montrant qu'il est tout aussi surpris. Puis il se fait trainer jusqu'à la place du village, sur la devanture d'une taverne. Avec un peu de recul, le fait de repenser à cette scène le fera probablement beaucoup rire.

La place se remplit doucement, la foule veut assister à la pendaison. Des ouvriers montent la potence. Aragos préfère ne pas trop penser à ce qui va se passer. Un de ses homms a été tué pendant la bataille, deux autres, ceux qui surveillaient Chancri la veille, ne sont toujours pas revenus. Leur corps doit probablement trainer dans une fosse ou dans un champs. Son attention se reporte sur Zalina qui sogne sa blessure. Elle lui sourit et lui propose une boisson.


_Ma foi, un bon cognac ne serait pas de trop! Et toi que boiras tu?

Il la regarde et ses yeux se portent sur sa blessure. Il ne peut s'empêcher de rire.


_On dirait que je me suis emporté pour rien! C'est une blessure plus que superficielle!

Alors qu'ils rient tous les deux, un homme s'approche d'eux.


_Mon seigneur, la potence est montée, les condamnés sont en chemin.

_Trés bien... Nous allons procéder à l'exécution.

Aragos s'est arrété de rire. Son visage est grave. Il se tourne vers Zalina.

_Ma chérie, tu n'es pas obligée d'assister à ce qui va se passer maintenant...

Puis il s'avance en direction des trois accusés. Lagarde est debout, tête baissée, en simples braies. Chancri est allongé. Il est blessé, ne semble plus pouvoir se tenir debout. Il est conscient et semble souffrire terriblement. Gardou, lui, est inconscient. Il semble plus mort que vif. Il a été lapidé et lynché par la foule. Son corps est couvert de meurtrissures. Aprés les avoir toisé quelques secondes puis se retourne vers le bourreau.

_Faites ce qui doit être fait.

Et ainsi, un à un, les trois hommes furent montés sur la potence. La foule, avide de ce genre de spectacle, motivée par la haine et la rancoeur, pousse des hurlements. Aragos est aux premières loges. Le bourreau attend son ordre. Inutile de prolonger le moment...

_A mort...
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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Ven 7 Sep - 16:38

Alors qu’elle réfléchissait à ce qu’elle pourrait bien boire, le tavernier arriva pour leur poser la question. Même si la fin de la journée approchait à grand pas, l’air était encore chaud. Il lui fallait quelque chose de fort pour se remettre des évènements et de désaltérant. Finalement, elle se leva les yeux vers le tavernier et lui répondit avec un grand sourire.

Un Cognac pour Mon Seigneur et un Whisky pour moi, s’il vous plait.
Auriez vous également un mortier pour écraser quelques plantes sèches et un verre d’eau chaude ?


L’homme acquiesça et entra dans l’établissement préparer la commande.
Citation :
On dirait que je me suis emporté pour rien! C'est une blessure plus que superficielle!
Zalina se mit à rire avec lui. Ils s’inquiétaient tous les deux beaucoup trop pour l’autre.

Un homme vient leur annoncer que tout était prêt pour la pendaison. Zalina cesse, tout comme son ami, immédiatement de rire.

Citation :
Ma chérie, tu n'es pas obligée d'assister à ce qui va se passer maintenant...
Sans un mot, Zalina laisse ses herbes et tout son foutoir. Elle se lève et suit son compagnon. Même si la mise à mort hors d’un champ de bataille n’est pas quelque chose qu’elle apprécie, elle veut être près de son Amour. Le travail de noble est loin d’être toujours plaisant. Elle est chaque jour heureuse de n’être qu’une petite vagabonde, une Errante libre et sans obligation… ou presque.

Elle s’arrêta à coté d’Aragos, au pied de la potence. Discrètement, elle lui prend la main et la serre dans la sienne.
La foule s’emble fébrile et heureuse de cette mise à mort. Zalina a éprouvé cette envie de pendaison il y a peu mais cette pendaison ci ne calmera pas cette soif de vengeance qui bouillait dans le cœur de la jeune Errante. Peut être suffira telle pour apaiser celle du village.
Elle jette un coup d’œil aux trois condamnés plus ou moins déjà morts. Ils sont installés à la potence. Le cœur de Zalina se sert mais elle ne veut pas détourner le regard. Malgré tout, au moment fatidique, elle ferme les yeux quelques secondes.
Quand elle les rouvre, les trois hommes se balancent au bout de leur corde. Sans s’en apercevoir, elle murmure quelques mots à peine audibles.


C’est fini…

Puis elle se tourna vers Aragos. Serrant un peu plus sa main, elle plongea ses yeux dans les siens. Doucement, elle le tira à l’écart. Il avait grand besoin de son cognac maintenant. Surement bien plus que quelques minutes plus tôt.
Elle se rassit à la table devant leurs verres qui les attendaient. Elle embrassa la main de son compagnon avant de la lacher pour pousser le verre de Cognac devant Aragos.


Ca va, toi ?
Allez, cul sec.


Elle attrapa son propre verre et, sans même trinquer - trinquer à quoi ? - en vida la moitié sans s’arrêter. Le reste était pour sa blessure.
Elle en versa une bonne rasade sur sa plaie en grimaçant puis écrasa les herbes. Une partie du thym finit sur sa plaie rapidement bandée, le reste atterrie dans son verre d’eau chaude avec la camomille. Elle laissa le tout infuser quelques minutes puis l’avala d’un trait. Le fond du Whisky suivit derechef.

L’Errante s’efforçait de faire comme si rien ne s’était passé, même si la potence était encore sous ses yeux. Elle savait qu’elle aurait du mal à trouver le sommeil ce soir. Il fallait qu’elle s’endurcisse encore… Mais nom d’une pipe, que c’était dure.
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Lun 10 Sep - 17:38

Les trois corps se balancent au bout de leurs cordes. Aragos n'éprouve ni joie ni dégout. Simplement un sentiment de devoir accompli. Zalina est restée à ses côtés tout le temps. Bien qu'il ne lui ait pas dit, il lui en est trés reconnaissant.

Elle l'entraîne à nouveau vers la terrasse de la taverne. Déjà la place se vide, chacun retournant vaquer à ses occupations. Ils boivent tous deux, sans mot dire. Aragos sent une certaine gène chez sa compagne. Il faut dire que la potence est sous leurs yeux... Il se lève d'un bond et s'efforce de sourire.


_Allons Mademoiselle, je crois que nous avons mérité de nous divertir ce soir. Rentrons à l'auberge! Pendant que tu te nettoieras, j'irai faire préparer un bon repas et demanderai à des musiciens de nous faire danser toute la nuit!

Aussitot dit aussitot fait, Aragos prend Zalina par la main et l'emmène jusqu'à l'auberge. Il tient toutes ses promesses. Le repas est délicieux, copieux et raffiné. Les musiciens s'en donnent à coeur joie. Mais bien que chacun joue le jeu, personne n'a le gout à la fête. Les hommes d'Aragos ont encore en travers de la gorge la perte de plusieurs des leurs, et Zalina semble perdue dans ses pensées, sans doute en train de ressasser les évènements de la journée. Aragos vient à elle.

_Ma chérie, allons nous coucher. Demain sera une autre jour.

Les deux amoureux s'éclipsent dans leur chambre et s'endorment dans les bras l'un de l'autre.

A l'aube, Aragos réunit toutes ses petites troupes. Il est temps de reprendre le chemin. Il réveille doucement Zalina et une fois que tout le monde est prêt, ils se dirigent aux portes de la ville.

_Nous continuons notre petite tournée. Nous allons chevaucher jusqu'à Mornac, au bord de la Seudre. Normalement, la ville est sereine, les pêcheurs ont peu été touchés et le marché semble réapprovisionné. Mais nous ne sommes pas à l'abris d'une mauvaise surprise. Gardons en tête ce qui nous est arrivé à Alvert et redoublons de vigilence.
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Zalina

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Mar 11 Sep - 16:18

Zalina suivit son compagnon à l’auberge. Elle n’avait pas envisagé un bon bain rapidement mais l’idée ne lui déplut pas. Elle fit monter de l’eau chaude et s’y plongea avant de se frictionner avec le savon acheter dans l’après midi. En ressortant, toute rouge, elle s’aperçut qu’elle n’avait pas de robe et sa chemise était plus grise que blanche. Elle entreprit une petite lessive et mit tout sur le rebord de la fenêtre. Il faisait encore assez chaud, çà sécherait vite, du moins, l’espérait elle.
Elle en profita pour jeter un nouveau coup d’œil à sa blessure. Les plantes avaient déjà fait effet. Elle refit un simple bandage et brossa ses cheveux de longues minutes avant de les attacher en chignon avec un ruban rouge. La chemise n’était pas tout à fait sèche lorsqu’elle la remit, mais l’air était encore doux et ce n’était pas désagréable.

Une fois présentable, elle descend dans la salle commune. Aragos a fait des miracles pour tenir ses engagements. Moultes plats et musiciens sont déjà en place. Zalina mange du bout des lèvres et écoute les musiciens d’une oreille distraite. Tout est parfait mais elle ne parvint pas à s’effacer le visage des pendus de la tête. Sa première pendaison... La dernière était celle de Woozie mais elle était arrivée après.
Quelques pas de danse avec les hommes d’Aragos, des sourires polis échangés, d’autres danses, plus gaies, dans les bras du Baron, et il l’entraine dans leur chambre.
L’Errante s’endort blotti dans ses bras, plus rapidement qu’elle ne l’aurait pensé.

Après une nuit sans rêve, Aragos la réveille. Pas de grasse mâtiné ce matin. Un petit brin de toilette, un rapide petit déjeuner après avoir salué les hommes du Baron et la revoici sur le dos du canasson.
Ils chevauchèrent une bonne partie de la journée. Le soleil tapait toujours aussi fort depuis le début du voyage. Zalina commençait à laisser son teint pale au profit de jolies rougeurs. Son nez rouge faisait penser à celui d’un ivrogne après une soirée bien arrosée. Elle se félicita de ne pas avoir emporté d’armure et d’avoir laissé sa cote de maille dans son baluchon fixé sur la croupe de son cheval. C’était certes un peu risquer en cas d’attaque surprise mais elle serait morte de chaud sous le poids de la protection.
Ce n’est qu’en fin d’après midi qu’une odeur de poisson lui chatouilla les narines. A vu de nez, ils n’étaient pas loin de leur destination. Zalina se tourna vers son ami duquel elle ne s’était pas éloigner du voyage.


Dites moi mon Seigneur. Je ne connais pas très bien la région. Il y a une plage pour se baigner près de Mornac ?
Il y a quoi comme poissons dans la Seudre ?
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Mer 12 Sep - 20:01

Le voyage jusqu'à Mornac s'est fait sans encombre, et après quelques heures de chevauchée, mes murailles qui entourent le port sont visibles. Le petit groupe entre dans les faubourgs récents, à l'exterieur de l'enceinte. Le paysage est radicalement différent de ce qu'ils ont vu à Alvert. La misère ne semble pas avoir soufflé icelieu. Aragos en est soulagé. A côté de lui, Zalina montre quelques signes d'impatience.

_Dites moi mon Seigneur. Je ne connais pas très bien la région. Il y a une plage pour se baigner près de Mornac ?
Il y a quoi comme poissons dans la Seudre ?


Aragos sourit à son amie.


_Et bien mademoiselle, ici les plages sont plutot vaseuses,mais si le coeur vous en dit, vous pourrez aller piquer une tête dans le port. Vous pourrez même y pêcher de l'anguille, du bar ou du mulet. Puis vous pourrez vous promener dans les superbes ruelles de ce joli village.

Arrivés aux portes de la ville, un garde accueille avec sourire le petit groupe. Il semble au courrant de leur arrivée.

_Mon Seigneur, heureux de vous voir en notre village de Mornac. Nos éclaireurs nous ont averti de votre venue. Nous avons appris ce qui vous est arrivé à Alvert et sommes heureux de voir que vous êtes sain et sauf. La guilde des pêcheurs a organisé pour vous un banquet. Et sire Cabosse, bourgmestre du village vous attend en sa demeure, face à l'eglise Saint Pierre. Passez un agréable séjour en ce village.

Aragos donne une généreuse bourse au garde et sourit à ses hommes.

_Et bien chers amis, on dirait qu'on va avoir droit ici à une petite récréation. Profitons au maximum, mais restons vigilents.

Et la compagnie se dirige vers la maison du bourgmestre. L'eglise saint Pierre, magnifique édifice roman orné de superbes sculptures, domine tout le bourg du village. Sur le perron de sa masure, le sieur Cabosse, entourré de ses conseillers, attend Aragos.

_Mon Seigneur, c'est avec un plaisir non dissimulé que nous vous accueillons en nos murs. Nous ferons tout pour que vous vous sentiez chez vous. Avant que l'on parle affaires, souhaitez vous faire visiter le village?

Aragos se tourne vers Zalina

_Qu'en dis tu mon amour? Veux tu faire un tour du village? Crois moi, ça vaut le coup, ce village est tout ce qu'il y a de plus charmant!
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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Ven 14 Sep - 17:13

Zalina grimaça à l’idée de se baigner dans la vase. Dans la boue, passait encore, c’est bon pour la peau parait il. Mais dans la vase, sans façon. Une petite visite des ruelles serait surement plus plaisante.
Elle fut frappée par la différence de l’accueil des deux villages, pourtant pas si éloignés l’un de l’autre que çà. Tout ce qui était colère dans le premier était sourire et chaleur ici. Elle pensa, l’espace d’une seconde, avoir changé de pays.

Ils passèrent la porte de Mornac. Zalina salua le garde en inclinant respectueusement la tête. Un banquet ! Il n’en fallait pas plus pour réveiller l’estomac de l’Errante qui ne c’était que peu remplit depuis la veille.
L’Errante suivit le groupe en direction de la maison du bourgmestre en discutant un peu plus gaiement avec les quelques hommes du Baron. Elle arrêta sa monture une seconde pour admirer l’Eglise romaine. L’architecture et les sculptures lui rappelèrent une autre église du 12ème siècle où elle s’était réfugiée pendant un voyage.


De sacrés sculpteurs ces romains…

Son cheval s’était remit en route mais la jeune fille se contorsionnait pour pouvoir encore admirer l’église qu’ils venaient de passer. Ce n’est qu’en entendant le bourgmestre s’adresser à Aragos qu’elle se retourna pour lui faire face, un sourire poli aux lèvres.
Parler affaires ? Ah… le banquet était un repas d’affaires alors. Ba tant pis, tant qu’il y avait bon pitance et de quoi se désaltérer. Elle trouverait bien quelque chose à faire pendant que le Baron discutait « affaires ».


Nous avons encore quelques heures de soleil avant la fin de la journée. La proposition d’une visite est charmante. Et si le village l’est tout autant, comment refuser ?

Merci pour cet accueil, Sieur … Cabosse, c’est cela ? Enchantée de faire vostre connaissance.
Me laissez vous profiter de la compagnie du Baron jusqu’à la tombé de la nuit avant de discuter affaires ? Avec vostre accord bien sure, Mon Seigneur.


Zalina attendit la réponse du Baron. Elle avait très envie de se retrouver un peu en tête à tête avec lui. A Alvert, c’était trop risqué. Ici, il y avait moins de risque. Il y avait si longtemps qu’ils n’avaient pas admiré un couché de soleil rien que tous les deux. Elle n'avait pour autant pas le droit de le priver de ses responsabilités.
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Ven 21 Sep - 13:27

Le bourgmestre du village s'incline devant Zalina.

_Madame, le village de Mornac a la réputation d'être le plus joli et le plus agréable de la baronnie de Royan! Je vous laisse donc entre les mains du Baron qui saura être un guide de qualité. Nous nous retrouverons ce soir pour le banquet!

Aragos est amusé par la scène. Il remercie le sieur Cabosse et donne le bras à sa compagne.


_Damoiselle, si vous volez bien me suivre, nous allons commencer notre petite ballade!

Aragos s'adresse ensuite à ses hommes.

_Messieurs, allez donc aider les villageois aux préparatifs du banquet! Puis amusez vous jusqu'à la nuit!

Aragos entraîne Zalina vers les halles. Les deux tourteraux profitent alors de la vue qu'offrent les beaux chapiteaux de style roman et cette vieille architecture typique des siècles passés. Tous deux se dirigent ensuite vers l'Eglise fortifiée Saint Pierre.


_Montons au clocher, il semblerait que la vue y soit magnifique!

Et les voilà à escalader les marches menant jusqu'au clocher. En effet, le jeu en vaut la chandelle. Ils ont une vue imprenable sur le chateau de la cité, les chenaux de la Seudre et les marais qu'ils ont traversé en venant d'Arvert.

_Regarde, au loin là bas, de l'autre côté de la Seudre, c'est le clocher de l'Eglise de Marennes qu'on apperçoit!

Après avoir profité quelques temps du beau panorama, Aragos entraine Zalina vers le port. Dans la petite rue qui y mène, artistes et artisans animent mettent l'animation. Pas de trace de misère, seulement de la bone humeur.

Sur le port, les négociants s'activent. Des bateaux sont déchargés, d'autres se remplissent. Aragos et Zalina s'assoient un peu à l'écart et observent ce spectacle. Il se rapproche d'elle, l'enlace et lui fait une douce bise dans le cou.

_Ca fait du bien de se retrouver seuls un petit peu. Comment trouves tu ce village?
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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Ven 21 Sep - 18:16

Zalina n'a pas le temps de remercier le bourgmestre que déjà le Baron l'entraine avec lui. Il est en effet un très bon guide et lui fait découvrir la ville et ses merveilles : architecture, paysages, ruelles et haut sommet, tout est visité.

L'Errante arrive à bout de souffle en haut du clocher et écoute son guide lui présenter le paysage qui se déroule sous leurs pieds. Marennes... plissant les yeux, Zaza essaie de voir si la Comtesse se trouve à l'Eglise. Aragos la dit souvent recluse. Peut être, en essayant fort, arrivera t'elle à l'apercevoir. Mais elle n'en eut pas le temps. Aragos l'entrainait déjà de nouveau. Il semblait débordant d'énergie en cette fin d'après midi.
Emerveillée par la vie qui régnait dans la ville, Zalina ne sait plus où donner de la tête. Tant de couleurs, de bruits, de senteurs... Celle du port était moins agréable que celle des herboristeries mais la vue faisait oublier l'odeur de poissons.

Aragos finit par s'assoir. La jeune fille ne se fit pas prier pour en faire autant. Elle n'avait pas courut ainsi depuis bien longtemps et en avait perdu l'habitude. Mais que çà faisait du bien ! Elle profita de ce moment de calme pour se serrer tout contre son ami et ferma les yeux. Le sentir tout contre elle lui avait tellement manqué. Elle inspira cette odeur caractéristique d'un Warwick (c'est toi qui l'a dit Laughing ). Cette odeur qui, mieux que n'importe laquelle, mieux que des mots, savait lui redonner force et courage.
Son baiser fit parcourir son dos d'un doux frisson. Elle y répondit en prenant délicatement le visage du Baron dans ses mains et l'embrassa.


La Baronnie de Royan est magnifique. Le bourgmestre a raison, le village de Mornac est très joli et très agréable. On aurait presque envie de rester pour toujours ici.
Ta mère ne vient jamais s'y reposer ? Ce serait peut être mieux pour elle que le couvent.


Le soleil se coucha bientôt sur le port, donnant des couleurs de sang au paysage. Comme à chaque coucher de soleil qu’elle voyait depuis son premier, à Royan, le spectacle la rendait silencieuse. Elle regarda l’astre disparaitre à l’horizon avant de reprendre la parole, un petit sourire aux coins des lèvres.

Si mes Frères savaient qu’il suffit d’un coucher de soleil sur la mer pour que j’arrête de parler, je crois qu’ils me ligoteraient sur la plage de Ryes tous les soirs. Peut être même qu’ils chercheraient un moyen pour qu’il y ait des couchers de soleil plusieurs fois par jour.
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Lun 24 Sep - 13:01

Aragos explose de rire quand à la réplique de Zalina. Il aimerait être petite souris pour la voir à la Licorne! Il serait probablement trés étonné.
Les deux amoureux restent un long moment enlacés à regarder les pêcheurs rentrer au port et décharger leurs marchandises.


Alors que le soleil tend à disparaitre vers l'horizon, Aragos revient à la réalité.


_Mon amour, il va falloir qu'on retourne dans le bourg. Le banquet doit être prêt! Ne nous faisons pas attendre.

Il l'aide à se relever. Arrivés place du village, tout est effectivement sur pied. Le buffet semble prometteur. Des musiciens sont installés autour des tables. Aragos et Zalina sont à la table d'honneur, au côté du bourgmestre. Les premiers plats sont servis. Ce qui devait être un repas "d'affaires" se transforme rapidement en belle fête villageoise. le vin coule à flot. Le sieur Cabosse a rapidement expliqué à Aragos que le commerce de poisson et les échanges avec Bordeaux avaient prospéré malgré les intempéries. Mornac n'a donc pas connu de misère. Tout le monde a pu manger à sa faim et continuer à vivre normalement. Du coup, les formalités passées, tout le monde a pu se concentrer sur le repas et le vin.

Aragos est rapidement éméché et Cabosse n'est pas en reste! Un bon vivant ce bourgmestre! Rapidement, les chansons paillardes prennent le pas sur les danses! Les hommes braillent, montent sur les tables. Le buffet a pris une sacré claque, tout le monde a bien mangé!

Le jeune baron est vraiment détendu et heureux de pouvoir participer à ce genre d'évènements en son domaine. L'heure du coucher venue, il retourne titubant à sa chambre et s'endort immédiatemment, passablement ivre.

Au petit matin, c'est avec un léger mal de tête qu'il se lève. Zalina est à ses côtés


_Bonjour ma chérie. Je ne me rappelle pas vraiment d'hier soir. Tu t'es bien amusée? J'ai peur de t'avoir un peu délaissée... Excuse moi! Aujourd'hui nous partons pour Riberou, toujours sur les bords de la Seudre. j'espère que la situation sera aussi bonne qu'ici.
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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Lun 24 Sep - 16:56

Zalina a reprit toute sa joie de vivre quand Aragos lui tend sa main pour l’aider à se relever. Même si des cernes restent sous ses yeux, ils ont retrouvés leurs étincelles de gaieté.
Après un dernier baiser en tête à tête, ils reprennent le chemin du bourg.

En découvrant la place, Zalina regarde surprise son compagnon. L’accueil est radicalement différent de celui de la veille. Elle a l’impression d’être une princesse dès le début de la soirée. Ce sentiment ne fera qu’augmenter au cours des heures qui suivent… jusqu’à ce qu’elle ne sache plus trop qui elle est. Les verres succèdent aux plats. Puis viennent les chants auxquels l’Errante participe avec joie, malgré sa voie des moins mélodieuse.
La jeune fille voyant son compagnon boire plus que de raison, elle se surveille afin de pouvoir l’aider à rentrer. Un Baron qui dort dans la rue, c’est du plus mauvais effet. C’est tout de même en titubant elle aussi, après avoir dansé à ne plus sentir ses jambes et chanté à ne plus avoir de voie, qu’elle rentre se coucher avec Aragos.

Zalina est réveillée aux premiers rayons du soleil par un mal de crane comme elle n’en avait pas eu depuis longtemps. Le Baron dort encore. La jeune fille se lève doucement et descend dans la cuisine de l’auberge où ils sont descendus. Le tavernier lui offre quelques miches de pains et du miel. Elle le remercie et dévore le tout sans se faire prier. Puis elle prépare une tisane contre les migraines qu’elle verse dans deux tasses. Elle avale la première et dépose la seconde sur un plateau avec un bol de lait chaud, quelques tranches de pains et du miel. Elle y rajoute une rose rouge puis monte le tout dans la chambre où Aragos dort toujours. Elle pose le plateau sur la table et se couche près de son aimé en attendant qu’il se réveille. Ce qu’il fit quelques minutes plus tard.


Bonjour mon amour. Bien dormi ?
Ne t’inquiète pas, j’ai passé une merveilleuse soirée. Et tu n’as pas fait de bêtise.


La jeune fille lui offre un clin d’œil taquin et se lève chercher le plateau qu’elle dépose sur le lit.

Voilà de quoi te remettre en forme. Un lait chaud pour avoir de bons os solides, du miel pour remettre ta voie en état, la tisane magique pour les lendemains difficiles, le pain pour remplir ton gros estomac et la rose… euh… Ba çà c’est juste comme çà.

En attendant qu’Aragos prenne son petit déjeuner, Zalina sort une carte de sa besace. Elle l’étale sur le lit puis essaie de repérer les villes traversées et celle de Riberou.

Mornac… Mornac… Ah c’est là. Et Ri…be… rou… mmm… le voilà.
Ca va nous faire une belle balade. Nous serons presque arrivés à Royan. Il n’y a pas de raison que la situation soit différente d’ici. Puis sinon, tu arriveras à gérer çà comme tout merveilleux Seigneur que tu es.

Allez m’sieur le Baron. On vous attend pour reprendre la route !


Zalina embrassa Aragos, rangea sa carte puis se précipita à la porte, fin prête pour le départ. Un dernier petit sourire dans l’encadrement puis elle bondit hors de la chambre. Aragos la retrouva près des chevaux avec le reste du groupe. Ayant retrouvé toute sa joie de vivre, elle trépignait d’impatience de découvrir le reste du Domaine de son ami.
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Aragos Tenoch

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MessageSujet: Re: Un petit tour du Domaine   Lun 24 Sep - 19:49

Quelle agréable surprise d'avoir ce si beau plateau sous les yeux au moment de son réveil!!! Aragos embrasse longuement Zalina pour la remercier.

_Je suis vraiment le plus chanceux et comblé des hommes mon amour! Tu es toujours aux petits soins. Je suis content d'apprendre que tu t'es bien amusée aussi. Quelle soirée!

Aragos se jette alors sur son petit déjeuner. Il enquille un à un les mets que lui a préparés son amie. Il est amusé de voir Zalina chercher Riberou sur la carte mais aussi très heureux de la voir s'investir dans ce voyage. Cela le conforte de plus en plus dans son idée: elle est parfaite. Il la regarde un moment avec amour, triturant la jolie rose rouge.

Elle se prépare avec entrain. Visiblement, elle récupère beaucoup mieux que lui. Il faut dire qu'elle a surement moins abusé de la boisson qu'il n'a dû le faire. Mais elle a raison, il faut repartir. Il a toutes les peines du monde à s'extirper du lit et ce n'est qu'aprés un gros effort qu'il rejoint sa compagnie à l'entrée de l'auberge.

Une fois le bourgmestre et les villageois salués, Aragos sonne le départ. Il explique l'itinéraire à ses compagnons.

Le voyage se passe plutôt bien mais est terni par une une montée de nuages assombrissant le ciel. Alors qu'ils traversent l'une des rare portions boisées de ce chemin marécageux, l'un des hommes de tête s'arrête et ordonne une halte.

_Messire... J'ai un mauvais pressentiment.. J'ai entendu des bruits suspects depuis quelques minutes. Comme si nous étions suivis!

Aragos fronce les sourcils. Il n'a rien remarqué. Il scrute les environs quand une flêche vient se loger en plein dans le poitrail de son homme de tête. Il s'effondre de son cheval, mort. Au même moment, de part et d'autre du chemin surgit une demi douzaine d'hommes armés de haches, fourches, dagues. Plus loin, un archer fait son apparition, surement le chef du groupe, et prend la parole.

_Tiens tiens, mais qui voilà? Ne serait ce pas le baron de ces terres? Mes hommages Mon seigneur!

_Qui êtes vous? Que voulez vous? Vous venez d'abattre un de mes hommes, savez vous ce que cela vous coutera? reprend Aragos, plutôt inquiet par la tournure prise par les évènements.

Mais le brigand part dans une crise de rire.


_Je ne crois pas que ça m'en coutera quoique ce soit! Ceci est mon domaine! Messire Baron, j'ai combattu auprès de feu votre père lorsque celui-ci est mort au combat! J'étais de ceux qui ont repoussé les brigands venus de Guyenne! Qu'a t-on eu en retour? Rien! Mépris ou pire, oubli! Votre mère a délaissé Royan, et vous n'avez guère fait grand chose depuis que vous êtes en age d'administrer vos terres! Nous, vétérans, serfs, en sommes réduits à brigander pour sauver nos vies!

Aragos affiche un visage empli de colère. Comment peut il dire cela...


_Obligé de brigander? Comment font tous ces pauvres hères touchés par les intempéries? Ils travaillent deux fois plus sur leurs champs, dans leurs barques, quand vous, vous faites régner la terreur sur les chemins! Aucune reconnaissance dîtes vous...

L'homme entre lui aussi dans une rage profonde.


_Silence morveux!! J'ai pour habitude de laisser mes victimes en vie. Aujourd'hui, vous périrez! Ainsi nous aurons notre revanche sur la famille d'Ettontons Warwick. Ainsi et seulement ainsi votre dette sera payée...

Au même moment, un des hommes d'Aragos se met à chevaucher vers le chef des brigands. Celui ci ne semble esquisser aucun geste de protection... et pour cause: le cavalier s'arrète et prend la parole.


_Tout c'est passé comme prévu, je l'ai mené jusqu'ici. Ils sont à votre merci. Comme prévu, je prendrai un tiers du butin.

Aragos reste sans voix. Trahi par un de ses hommes de confiance! L'archer se délecte du spectacle et parle en riant!

_Alors jeune seigneur, surpris? On ne s'attendait pas à cela hein? Cela te fait il prendre conscience que tu n'es pas le bienvenu ici? Que tu n'es pas maître en ton domaine? Que tes gens veulent ta peau? J'imagine la liesse quand ta tête sera exposée sur le port de Royan.

Ne pouvant en entendre davantage, Aragos dégaine son épée. En comptant Zalina et ses hommes restant, ils sont six. les brigands sont à peine plus... D'un regard noir, Aragos toise ses alliés et Zalina.


_Pas de quartiers!

Puis, s'adressant à Zalina:


_Ton experience à la Licorne pourra nous sauver... ou au moins te sauver! Si ça tourne mal, sauve ta peau, je t'en supplie!

Dés lors, Aragos sonne la charge et fonce dans le tas de brigands...
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